Équilibre économique
Par Jerome le dimanche 25 septembre 2011, 16:12 - Mathématiques - Lien permanent
Un des premiers à étudier la notion d'équilibre est Jean-Baptiste Say qui le
définit en 1803 lorsque l'offre est égale à la
demande. Il affirme que l'offre crée sa propre demande
et que par
conséquent il ne peut y avoir de déséquilibre durable entre l'offre et la
demande. Pour lui, l'économie de
marché est capable de s'auto-réguler spontanément.
Thomas Malthus
est le premier à contredire Say. Il pense que les capitalistes limitent leur
consommation pour épargner, avec pour but plus tard d'investir. Comme les
travailleurs ne perçoivent qu'une partie de ce qu'ils produisent ils limitent
la demande et n'absorbe alors pas complètement l'offre. Il insiste ainsi sur le
rôle de la demande en économie
Pour Léon
Walras, dans Élément d'économie pure (1874), un équilibre est une
situation telle que ni les consommateurs ni les producteurs n'ont intérêt à à
modifier les quantités de biens et de service productifs demandés et offerts
sur le marché. Selon lui, la libre concurrence permet
d'obtenir la meilleure situation sociale : si chaque individu est dans la
meilleure situation possible, il en sera de même pour la société. Pareto ne
l'affirme pas. Étant donné qu'il n'existe aucun moyen de mesurer les gains des
uns et les pertes des autres, il est impossible, selon Pareto, d'affirmer que
la situation réalisée par la libre concurrence donne à l'ensemble des individus
une quantité globale de satisfactions supérieures à celle qui résulterait de
l'intervention de l'État.
Les gouvernements se demandent régulièrement comment prendre et justifier une
décision qui soit conforme à un principe de justice sociale. Ce qui est
considéré comme le mieux pour la majorité n'est pas forcément le meilleur pour
tous. De plus, l'égalité sociale accorde une grande importance aux droits
individuels. Le libéralisme classique, développé au cours du siècle des
Lumières, plaide en faveur de certaines libertés individuelles face à une
autorité gouvernementale.
À partir Adam
Smith, les notions de bien-être et d'intérêt général deviennent importantes
en économie. Il explique avec la notion de main invisible
que chaque
individu en recherchant son propre intérêt oeuvre pour l'intérêt général qui
est la somme des intérêts particuliers.
Vilfredo Pareto succède à Léon
Walras à la chaire d'économie politique de l'Université de Lausanne. Il reprend
les théories de ce dernier et celles de Francis Edgeworth.
Tjalling
Koopmans sera un des premiers à employer la notion d'équilibre de Pareto en
1951.
Pareto est le premier à définir précisément la notion d'équilibre. Dans son
Manuel d'économie politique (1909), il considère qu'il y a une
amélioration sociale chaque fois que le bien-être de certains s'accroît et que
celui de personne ne décroît. Aucun ne concède alors à une détérioration de sa
situation. Certains appellent ce genre de modification une amélioration
parétienne
. Chaque individu ne cherche alors pas simplement à améliorer sa
propre situation, mais il doit aussi savoir ce que provoque en contrepartie
cette amélioration pour les autres individus.
Une situation est considérée comme un équilibre de Pareto s'il n'est plus
possible d'augmenter la satisfaction d'un individu sans diminuer celle d'un
autre. Selon Pareto, l’optimum est le plus grand bien-être possible
pour les individus de la collectivité
. D'après Gerard Debreu (1966), un
optimum est un état réalisable auquel n'est préféré aucun état
réalisable
.
John Rawls
reprend d'une certaine manière ces idées pour sa conception de la justice. Pour
lui, on peut accepter des inégalités, ou des actions collectives qui en
produisent, si en contrepartie elles améliorent le sort de tous. Dans Une
théorie de la justice en 1971, il explique que :
ou encore :Les inégalités économiques et sociales, par exemple les inégalités de fortune et de pouvoir, ne sont justes que si elles se traduisent par des gains compensatoires pour tous, en particulier pour les membres les moins favorisés de la société. Un tel principe exclut de pouvoir justifier des institutions en se fondant sur le fait que les torts causés à certains sont compensés par un bienfait plus important en tout.
Toutes les valeurs de la société -la liberté et les opportunités, le revenu et la richesse, et les fondements de l'amour-propre - doivent être réparties de manière égale, à moins qu'une répartition inégale de l'une de ces valeurs ou de toutes soit à l'avantage de tous. L'injustice n'est dons pas autre chose que les inégalités qui ne profitent pas à tous.